Couesque, le sauvage






C'est certainement le plus sauvage des Lacs sur la Truyère que nous choisissons pour cette sortie, cette retenue imprévisible de part ses marnages incessants, en effet le lac peut descendre ou monter de plusieurs mètres en quelques heures, recèle une bonne population de carnassiers et notamment de très grosses perches au dire des pêcheurs du coin.
Après un départ en fanfare sur un poste choisi au hasard, nous enregistrons plusieurs touches au mort manié dont un doublé mais les poissons décrochèrent sous la barque,
nous toucherons ensuite trois brochets maillés et Kiko prendra un sandre d'environ 50Cm toujours au PM, malheureusement les poissons se calmèrent et la pêche devint de plus en plus difficile pourtant sans relâche nous les avons cherché du barrage au Pont de Phalip en utilisant diverses techniques mais sans résultat.
La chose la plus curieuse, c'est l'absence total de réaction des perches même les petites, nous les avons vu suivre que très rarement en groupe de trois ou quatre perchettes.

Dans l'après-midi, nous préférons faire une petite pause à l'ombre, la chaleur devenant de plus en plus insupportable et nous en profitons pour poser deux cannes avec des poissons morts, c'est en attendant un éventuel départ que nous avons assisté à un spectacle inoubliable avant de voir nous avons entendu comme un bruit de rocher tombant dans l'eau et c'est peu de temps après que nous avons aperçu un superbe rapace tournait dans le ciel avant de piquer dans l'eau à une vitesse fulgurante après avoir fait quelques recherches sur internet, il semblerait que ce soit un balbuzard pêcheur, cet oiseau plutôt rare, ne s'attaque pas au fretin mais à des poissons de 30 à 40 Cm qu'il va cherché jusqu'à un mètre sous l'eau.
Après avoir raté trois attaques, il s'en alla bredouille vers d'autres postes mais ce n'était pas le seul à avoir raté son coup car en ramenant sa ligne, Kiko s'aperçût que son mort avait intéressé un poisson, certainement un gros sandre d'après l'écartement des traces de dents sur les flancs du gardon.

Plomb palette sauve bredouille





Dur dur la pêche ce week-end, nous mettons à l'eau à la anse du pont Lebeau sur Sarrans, le niveau du lac est bas et nous redécouvrons des lieux aussi beaux les uns que les autres, on voit de partout des postes susceptibles d'abriter le poisson d'une vie.
Dans un premier temps, nous peignons les bordures au poisson mort mais l'absence de touches et les perches suiveuses nous conduisent rapidement à changer de technique et c'est au drop dans un secteur d'éboulis que les premiers poissons seront pris, nous touchons environ une vingtaine de perches dont trois
qui avoisinaient les 30 centimètres en alternant drop et plomb palette.
C'est aux alentours de midi que je lance mon PP au ras d'un arbre noyé après une chute de deux mètres ma ligne s'arrête net, je pense alors être sur une branche du grand arbre puis le montage reprend la direction du fond afin d'éviter l'accrochage, je commence à ramener et là je sens une lourdeur et les premiers coups de têtes du poisson qui se débat, je crois à la grosse perche et c'est finalement un brochet d'environ 60Cm qui montera à la barque, après la pose photo il retourna à son arbre tranquillement.

Un peu plus tard sur la berge d'en face Kiko après une belle tape décroche un joli brochet au PM, je lance de suite le PP sur le même poste, la touche est immédiate et après quelques rushs puissants le bec décroche.

Nous terminons la pêche aux abords de la mise à l'eau au coup du soir en espérant apercevoir la queue d'un sandre mais pas moyen d'en faire monter un, poisson totalement imprévisible, il semble comme disparu du lac et pourtant on le sent, tapi dans les grands fonds n'attendant qu'un déclic de la nature pour remonter et nous régaler de ses touches coups de fusil.

Partenaires: Shootnews | Natuxo